ARTY

9. nov., 2020

Les tripes de la musique

Nous côtoyons à peu près tous Mozart, Haydn, Berlioz, Paganini, Tchaïkovski... Pensez-vous ! Nous sommes loin de les connaître. Ils font partie de notre quotidien, nous accompagnent dans nos vies sans que nous en ayons toujours bien conscience, ils nous donnent la force et l'envie, la sérénité... Mais ces compositeurs, ces génies de l'humanité méritent que nous leur consacrions un peu plus de notre temps. Ils sont si passionnnants, déroutants, étonnants, entiers : le propre des Artistes ! Ce livre nous éclaire sur les mystères rôdant autour de la mort de Mozart et plusieurs autres énigmes musicales. Certaines informations pourraient libérer des larmes tant elles sont inattendues. Mozart a t-il été empoisonné ? Comment est-il possible qu'il ait été enterré dans une simple fosse commune ? Ne méritait-il pas un hommage à la hauteur de son talent ? Et Haydn, décapité ? Quelle effervescence autour de Paganini ! Un petit bijou que ce livre qui nous en apprend énormément sur ces êtres que l'on croyait connaître. C'est étonnant, voire déroutant. Ci-dessous ou page suivante un extrait du Requiem de Mozart, créé sur commande pour un inconnu, une bien étrange demande... (article rédigé par CatCo)

21. oct., 2020

Comment faire 1/4 ton

Lorsque j’ai commencé à lire cette BD, je pensais lire une fiction. C’est en avançant dans l’histoire que j’ai peu à peu compris que tout y était bel et bien réel. Zeina Abirached est libanaise et arrière-petite-fille d’un homme dont le rêve de toute une vie a été de transformer, mécaniquement, un piano occidental en piano oriental. Quelle différence me diriez-vous ? Si vous vous y connaissez un tant soit peu en musique, vous allez comprendre. Chez nous en occident, le plus petit écart entre deux notes est le demi-ton. En orient, l’écart minimal est le quart de ton. Ce quart de ton n’existant pas sur nos pianos habituels, Abdallah Chahine (Abdallah Kamanja dans le récit), pianiste et accordeur, décide de trouver un moyen d’agir sur un piano occidental pour le transformer en piano oriental. Grâce à lui, un musicien peut, tout en jouant, basculer des sonorités occidentales au sonorités orientales. Je me ferais un plaisir de relire cette BD, aux dessins poétiques. Ci-dessous ou page suivante une vidéo explicative par l’auteur Zeina Abirached. (article rédigé par CatCo)

19. déc., 2019

Artiste de misère...

Quand petite, j'allais au conservatoire pour apprendre le solfège, chaque salle de cours portait le nom d'un compositeur célèbre. Erik Satie en faisait partie. Aujourd'hui j'ai eu envie de m'intéresser à lui car il reste pour moi un inconnu, comparé à Bach ou Mozart. J'ai découvert avec ce livre, un personnage sombre et inattendu, collectionneur de parapluies, anti-conformiste et anti-bourgeois, un homme réservé quant à ses conditions de vie misérables qu'il a préféré taire. A cheval entre les 19ème et 20ème siècles, Erik Satie fut de son temps méconnu, insaisissale, incompris. Dans sa petite chambre : deux pianos et quatorze parapluies noirs. La discipline du conservatoire a été pour lui un enfer. Il s'interroge d'ailleurs à juste titre sur le sujet : "... pourquoi nous autres musiciens nous sommes contraints de recevoir un enseignement d'Etat, alors que les peintres et les littérateurs jouissent de la liberté de s'instruire où ils veulent ?...". Précurseur de la musique moderne, Erik Satie écoute les sons d'une ville qui change : "la musique de la ville devient son paysage, son appartement, la totalité de ses meubles...". Lire ce livre au son de la musique du compositeur apporte une autre dimension à la lecture. Son oeuvre la plus célèbre pour le commun des mortels : Gymnopédie n°1. Il a également composé la musique d'un ballet "Parade", dans un tout autre genre. Ci-dessous, une vidéo des archives de l'INA  brosse un portrait étonnant du personnage. (article rédigé par CatCo)