2. mars, 2018

Un souffle de "liverté"

Et si un jour nos livres décidaient de retrouver leur liverté ? S'il leur prenait l'envie de nous quitter pour s'envoler vers d'autres contrées, à la croisée des paysages qu'ils nous content depuis tant d'années ?

Si je perdais mes livres, je crois que ma tristesse serait infinie... Mes compagnons de tous les jours, loin de moi, ne plus pouvoir me définir comme une caresseuse d'images, ne plus pouvoir m'endormir au creux d'un parfum de page... non, sans façon.

Lire est un prélude à la magie de vivre car derrière chaque livre se cache un "beau" window révélant un monde qui chante et enchante, quand on sait le regarder avec ses yeux de petite fille, même après 44 années de vie.

Cueillir un livre comme on cueillerait une brindille, délicatement, en s'efforçant de ne pas le dénaturer ni le froisser puis, juste l'observer quelques minutes, sans chercher à en connaître de suite le contenu, prendre son temps comme avec l'être aimant...

Les livres m'offrent chaque jour cette sensation de liverté, nourrissent mon esprit et parviennent à l'apaiser quand il ne sait plus où donner de la tête. Kaléidoscopes de mes émotions, les livres détiennent entre leurs pages, les clés de la transmission.

Les livres nous font rire, chanter, danser, penser, rêver, pleurer, aimer, provoquant en nous de multiples déclics, à partir d'une simple phrase ou bien d'un mot isolé et peuvent même nous maintenir en vie, quand notre corps a décidé de nous abandonner.

Jamais je ne renoncerai à cette liverté et je me battrai pour que nos enfants puissent disposer de cette sensation, à perpétuité.

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/dreamerve)