Les éditos de CatCo

14. juil., 2022

Elles sont toutes là, il n’en manque pas une, elles se sont données le mot. Une révolution silencieuse est en marche. Elles attendaient ça depuis si longtemps. Leur revendication est simple : pouvoir se réinventer, casser la routine, servir d’autres causes.

La séance est ouverte ! Une première bulle prend la parole : 

 - En tant que bulle d’un simple prospectus d’atelier BD depuis déjà huit ans, je demande aujourd’hui, devant vous, à ce pupitre, une promotion. Le professeur de bd que je soutiens depuis mes débuts a toujours été très respectueux envers moi, me laissant remplir ma bulle de mots que j’ai pu choisir. J’aimerais désormais pouvoir servir une noble cause comme celle de l’écologie ou de la protection animale.

- A mon tour ! Avec le temps, j’ai plus la sensation d’être un boulet qu’une bulle. J’ai décroché mon premier poste en 1929 dans une BD incontournable qui fait encore partie du paysage des lecteurs. Rééditée à plusieurs reprises, j’ai subi bon nombre de liftings forcés. Ça ne peut plus durer, je veux pouvoir disposer de mon corps comme bon me semble.

Dans l’hémisphère, le débat promet d’être animé, comme toujours. Entre les bulles rondes qui n’arrêtent pas de jacasser, les bulles nuages qui n’osent jamais dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, les bulles éclairs qui foudroient régulièrement la salle de leurs cris et les bulles en pointillés qui chuchotent à peine, le chef de séance ne sait plus où donner de la tête. 

- S’il vous plaît ! Un peu de silence, on ne s’entend plus. Pour celles qui seraient encore dans le vestibule, il est grand temps d’arriver. Je vais maintenant donner la parole au siège 118, allez-y c’est à vous.

- Merci bien. L’heure est venue de réactiver l’ascenseur social et la revalorisation du travail ! Oui, c’est mon combat depuis 27 ans et je sais de quoi je parle. On aimerait toutes ici terminer notre vie à Angoulême mais les places sont chères. Il est temps de créer des lois qui permettront à chacune, sans distinction aucune, d’accéder à cette apothéose. Le travail se doit de devenir motivant et épanouissant, et ce, quelle que soit la cause que vous servez : bulle de cuisine, bulle de philosophie ou bulle de science fiction, peu importe… 

- Ah mais non, et puis encore ! Tu veux jouer les funambules ? Restons sérieux, on ne passe quand même pas toutes les mêmes messages ! En tant que bulle attitrée des oeuvres de Victor Hugo je ne peux pas laisser passer ça.

- Mesdames, s’il vous plaît.

- Victor Hugo ? Mais de quoi parles-tu ? Tu n’existais pas il y a cinquante ans ! Tu es apparu avec la mode des romans graphiques alors n’exagérons rien je te prie, inutile de prendre cet air de pitbull

- Je donne la parole au siège 14.

- Enfin ! Je pense qu’il y a confusion. Les romans graphiques ont véritablement gagné leur place au sein de notre monde et je les défendrai coûte que coûte. Sans eux, combien de jeunes n’auraient jamais daigné s’intéresser aux oeuvres classiques ? Il va sans dire que cette mode des romans graphiques contribue à la diffusion de la culture.

- Mais ces lecteurs n’ont rien de sérieux, tout au plus des noctambules en recherche d’occupations nouvelles.

- Ben voyons, et pourquoi pas un tirage spécial somnambules tant qu’on y est !

- Mesdames, votre temps est écoulé. Je donne la parole au siège 243.

- C’est inadmissible ! Je n’ai pas terminé de parler !

- Silence !! Allez-y 243.

- Merci bien. Sans aucun préambule, je tiens à dénoncer toute cette excitation. Vous semblez toutes prêtes à laisser parler vos mandibules acérées mais dans quel but au final ? Choisir le statut de bulles de BD n’est pas simple, c’est un vrai choix, quel que soit le sujet que l’on sert. Toutes autant que nous sommes, travaillons vite, très peu de pauses, nous nous devons d’être concises et claires, parfois percutantes pour éveiller les consciences ou l’imaginaire peu importe. L’ascenseur social, très bien, mais ce qui importe le plus, c’est savoir apprécier chaque journée au sein de ses propres pages. Observez votre lecteur, qui est-il, que recherche t-il ? Avez-vous déclenché chez lui une quelconque émotion ? Un sourire voire même un éclat de rire ? Une larme de compassion ? L’ascenseur social, c’est d’accepter de passer de mains en mains pour donner cette chance à chacun de pouvoir vous lire. Pour celles qui en ont marre, je n’aurai qu’un conseil à leur donner : tentez de postuler pour un récit de voyage et vous pourrez enfin buller en paix !

Dans l’hémicycle, des applaudissements, d’abord timides puis de plus en plus sonores se font entendre. Le message est passé. Certaines bulles ont préféré se lever et quitter la salle mais nous savons déjà que toutes reviendront demain.  

- La séance est levée ! 

 (article rédigé par CatCo - crédit photo latkun © 123RF.com)

31. janv., 2022

La Covid a volé, il est vrai, un peu de l’insouciance de nos enfants, mais s’il y a un domaine où nos enfants resteront les seuls maîtres à bord, c’est bien celui de leurs rêves, car ils sont inatteignables.

Au moment où il s’endort, l’enfant a l’esprit empli d’images colorées, argentées, loufoques, désarticulées, pailletées, brouillées, invraisemblables, discutables, étranges, rassurantes, euphorisantes… des images empruntées à ses lectures ou aux histoires que nous leur racontons afin de faire baisser, tout doucement, la pression d’une journée riche en émotions.

En tant que parents, que serions-nous prêts à faire pour le bien-être de notre enfant ? Tout me direz-vous, jusqu’à lui décrocher la lune… Une fois entre ses petites mains, la lune se mettra à vibrer très légèrement pour rassurer l’enfant, peut-être même qu’elle émettra le doux rythme d’un coeur qui bat. La lune, vivante, surveille, du haut de sa position, le sommeil de chaque enfant.

Comment espérer plus pure veilleuse de nuit ? L’enfant, souriant, apaisé par cette invitée inespérée, laissera échapper un souffle léger de sa bouche, en direction de la lune, découpant ainsi une fente fine et discrète à même sa surface. 

Une fois endormi, il partagera avec la lune, les feuillets de son imagination qui se glisseront dans cette boîte à rêves universelle. Ici, aucune histoire ne se retrouve à l’étroit, l’espace y est cosy et infini. L’enfant tient entre ses bras, le reflet de sa joie intérieure.

Et les auteurs dans tout ça ? Ils ne sont pas dupes et ont bien compris combien la lune est porteuse, à quel point son seul nom fait rêver, l’astre qui inspire principalement les auteurs jeunesse :

  • Objectif Lune d’Hergé
  • On a marché sur la Lune d’Hergé
  • De la Terre à la Lune de Jules Verne
  • L’opéra de la Lune de Jacques Prévert
  • J’ai égaré la Lune d’Erwan Ji
  • Jean de la Lune de Tomy Ungerer
  • La trilogie de la Lune de Johan Heliot

Nous avons tous tendance à parler très facilement et naturellement du soleil car il accompagne nos journées, quand il veut bien se montrer. La lune, elle, nous rend visite chaque nuit, elle est toujours au rendez-vous et nous câline de sa douce lumière. Je voulais aujourd’hui lui redonner sa juste place.

(article rédigé par CatCo - crédit photo nexusplexus plexus © 123RF.com)

29. oct., 2021

2h17 La révolte des livres a sonné. Dans cet arrondissement huppé, les bouquins, toutes générations confondues, en ont marre d’être sages et tranquilles, agglutinés sur leurs étagères à poussière. Ils veulent eux aussi faire la fête ; alors différents bataillons, créés pour l’occasion, se déplacent partout dans les maisons, empêchant l’humain de dormir. Un bruit de fond d’un genre nouveau prend de plus en plus d’ampleur. Chaque livre se poste devant une bougie restée allumée, les plus grands livres faisant face aux blocs de cire les plus costauds, les petits livres se positionnant en couple autour des bougies les plus discrètes, un véritable ballet de papier secoue les maisons du quartier.

2h22… Plus un bruit, tous les livres s’arrêtent et prennent la pose, grands ouverts. Pendant un instant, le silence habituel d’une nuit sans bavure est de retour. Les enfants, croyant rêver, se rendorment aussi vite qu’ils s’étaient réveillés.

2h25… Clap ! Les livres se referment violemment devant chacune des flammes, plongeant, d’un seul coup de vent, toutes les maisons dans le noir. Aucune résistance de la part des bougies, tout se déroule comme prévu.

Sur les étagères de bibliothèque, les titres des livres encore en place prennent vie. Chaque lettre envoie par pulsations une lumière vive et orangée, les titres se transforment en véritables pupilles, ils nous épient. 

Regroupés en rangs serrés, tels des commandos, les livres au sol s’ouvrent et se referment, en rythme, jusqu’à atteindre une cadence effrénée. Les citrouilles en perdent la boule et, bien que lourdes, se mettent à rouler de tous côtés, sans jamais parvenir à s’arrêter, mieux vaut ne pas se trouver sur leur trajet. Les araignées, effrayées, ne savent plus où donner de la patte et ne font que s’emmêler dans leur propre toile, drôle de carnaval. 

3h30… Cette fois, c’en est trop, les enfants se lèvent et se dirigent vers toute cette cacophonie. Les livres volent et s’affolent. Les livres glissent, ils ne tiennent plus en place. Tous se mettent à réciter leur propre texte à tue-tête. Ils refusent de faire silence, ils ne transportent plus seulement leur contenu, ils le vivent et le délivrent. Le plus grand des enfants parvient à saisir deux ou trois romans. Constat alarmant : des mots disparaissent, des lignes s’effritent, des pages virent au noir opaque, des textes qui ne veulent plus rien dire. Les têtes de mort disposées le long des couloirs n’ont plus envie de rire, elles se collent les unes aux autres, claquant des dents et masquant leur sourire. 

La cacophonie d’Halloween, c’est aussi au sous-sol, dans la piscine. Ici, rien ne va plus : les pages claquent sur l’eau, les sauts de livres se multiplient, des paragraphes entiers ont décroché et flottent au-dessus du bassin, des personnages qui jamais ne devaient se rencontrer se retrouvent embrigadés dans un même courant aquatique. Sous la surface, des centaines de bouquins se propulsent en claquant leur couverture afin d’en chasser l’eau. 

4h10… Les enfants ne pipent pas mot, ils observent. Inutile de réveiller leurs parents, ils ne comprendraient pas. Nul besoin d’appeler qui que ce soit, ils ont bien saisi que tous ces tracas disparaîtront au petit matin. En attendant, ils se dirigent vers le solarium, adjacent à la piscine. Lunettes de soleil à cheval sur leur dos, des dizaines de livres sèchent calmement leurs pages, dans des positions plutôt inhabituelles. Mirage… 

5h00… Fatigué, le peintre dépose son pinceau et abandonne sa toile, prêt à quitter sa réalité pour aller se coucher, enfin.

(article rédigé par CatCo - crédit photo tommisch © 123RF.com)

12. juil., 2021

Imaginez… des livres sans titres, des tranches vierges, vides, unies, identiques. Comment nommer ce qui n’aurait aucun nom ? 

Donner un titre à un livre, c’est lui offrir sa carte d’identité. Le titre est un déclencheur d’achat, un déclencheur de choix. Tout doit être dit dans un titre, il se doit d’aller à l’essentiel, il est une invitation au voyage, il doit suggérer sans révéler. Le titre est une véritable promesse que l’auteur doit s’efforcer de tenir, il suscite le désir de lire.

Comment trouver le juste titre ? Il ne faudra pour certains que quelques clics pour trouver le déclic, alors que pour d’autres, il faudra des heures de brainstorming, voire des nuits entières. Qu’à cela ne tienne ! Peu importe le moyen, seul le résultat compte. Il est possible de trouver un titre en se baladant, en regardant un film, en discutant, en s’énervant, en voiture, à pied, dans un avion, tout est bon. Vous n’écrivez pas ? Aucune importance, je vous propose une expérience : ce soir, essayez de donner un titre à la journée que vous venez de passer. Opterez-vous pour un titre court et percutant ou irez-vous plutôt vers un titre long plus explicite ? Sentez-vous libres de choisir ce qui fait écho en vous. 

Des titres, il en existe de toutes sortes :

Titres à rallonge comme « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puertolas

Titres drôles, décalés comme « Un hôpital d’enfer » de Toby Litt

Titres brefs tel « Misery » de Stephen King

Titres surréalistes tel « Un éléphant dans ma cuisine » de Françoise Malby-Anthony

Titres qui font rêver comme « Les buveurs d’infini » de Gilles Laurendon

Titres culottés comme « J’irai cracher sur vos tombes » de Boris Vian

Titres qui riment tel « Tous les bars de Zanzibar » de David McNeil

Titres qui attisent la curiosité comme « L’arbre à sucettes » d’Alice McDemott

Les titres sont partout, ils vivent auprès de nous : titres de livres mais aussi titres de films, titres d’oeuvres musicales ou artistiques, titres de noblesse, titres d’émissions télévisées, titres de presse…

Un titre de presse, aussi poignant soit-il, finit par être oublié là où certains titres de la littérature font partie d’un héritage commun. Comment oublier : 

  • Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
  • L’étranger d’Albert Camus
  • L’écume des jours de Boris Vian
  • Le nom de la rose d’Umberto Eco
  • Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
  • Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
  • Le seigneur des anneaux de Tolkien
  • 1984 d’Orwell

Parfois, le titre n’a pas de rapport au texte. Dans « La cantatrice chauve », il n’y a tout simplement pas de cantatrice chauve.

Et dans la peinture ? Prenons l’exemple du peintre René Magritte. Ses oeuvres surréalistes proposent toujours un titre déroutant qui laisse rarement indifférent. Magritte faisait appel à un ami poète belge pour trouver ses titres. D'autres ont préféré nous laisser libres d’interpréter car un titre peut aussi nous enfermer. En Art, une date ou un simple numéro d’oeuvre suffisent parfois.

Si le titre d’un tableau peut en principe être compris d’un simple regard vers le sujet peint, avec un livre, c’est différent car il faut parfois attendre pour bien comprendre. Le titre est le dernier coup de pinceau pour le peintre, dernier coup de stylo pour l’auteur, il est la cerise sur le gâteau.

Certains livres n’ont pas de titre comme le « Roman sans titre » de Duong Thu Huong. Parfois, un sujet trop délicat à aborder ne permet pas de titrer. Ce livre fut interdit de publication au Vietnam : le « sans titre » fait peur… tout comme le « sans papier » ? Autres livres du même acabit : 

  • Le livre sans nom (2007)
  • Le livre sans titre (1830)

Et quand LE titre si longtemps recherché est déjà pris, que fait-on ? On pleure en silence... et on recommence !

Pendant longtemps, pas de titre ni de nom d’auteur sur les livres. Sur la couverture figurait uniquement le nom du destinataire de l’exemplaire, car les livres étaient écrits pour les plus riches qui seuls pouvaient se les offrir. Pour trouver un livre bien précis, le professionnel devait se repérer grâce à la première phrase du livre. Quand la demande de livres est devenue importante, les imprimeurs ont eu l’idée d’inventer la page de titre qui nous semble aujourd’hui une évidence.

Parfois, une déambulation au coeur des rayons d’une librairie nous offre une rencontre inattendue, non pas avec un livre, mais avec un titre. Il y a peu, un titre m’a interpellée et je compte bien aller découvrir ce qu’il cache : « La tectonique des sentiments », pièce de théâtre d’Eric-Emmanuel Schmitt. Le titre attise notre curiosité parfois endormie.

Ci-après, je vous propose quelques citations bien sympathiques autour du titre :

« Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre » Frédéric Dard

« Un titre doit embrouiller les idées, non les embrigader » Umberto Eco

« Tout regardeur est un titreur qui s’ignore. » Marcel Duchamp

« Quand on ne comprend pas sa femme, est-ce qu’on peut demander, comme au cinéma, des sous-titres ? » Georges Raby

Et le sous-titre alors ? Ceci sera un autre débat.

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/Galina Peshkova)

4. mai, 2021

Le 19 mai prochain, enfin, nos précieux musées ré-ouvriront ! Mais il en est un qui n’a jamais fermé ses portes durant ces longs mois, c’est le Musée des Mots, notre bon vieux dico : musée gigantesque de 26 galeries avec ses salles d’expositions multiples et variées qui peuvent, elles aussi, nous rassasier de culture. Redécouverte de chefs d’oeuvres oubliés comme : margoulette, ébaubi, paltoquet, misandre, pandiculation, bisbille, rognonner, endêver, difficultueux, équanimité…

Sauriez-vous en deviner le sens à travers ces quelques exemples ? 

  • Sa margoulette ne me revient vraiment pas !
  • Elle a réussi à faire l’ascension du K2 ? Alors là, j’en suis tout ébaubi.
  • Il ne parle que de lui à longueur de journée, quel paltoquet celui-là !
  • Ça y est les filles, nous avons aussi notre adjectif, nous serons aussi misandres qu’ils resteront misogynes.
  • Tous les matins, une petite pandiculation au réveil me met en condition.
  • Heureuse de ne vivre que des bisbilles avec celui qui partage ma vie, c’est plutôt rassurant.
  • Quand je suis au bord de l’énervement, je me contente de rognonner pour éviter le pire, et toi ?
  • Quand j’étais petit, mon péché mignon était de la faire endêver dès que je le pouvais.
  • Ce dossier est vraiment difficultueux, je ne sais pas comment je vais en venir à bout.
  • J’admire ton équanimité en toutes circonstance, quelle maîtrise de soi !

Et si certains mots étaient vendus aux enchères, quels prix pourraient-ils atteindre ? En fonction de leur fréquence d’utilisation, les acheteurs seraient prêts à tout pour les acquérir et les voir trôner au-dessus de leur canapé. Mots précieux, mots oubliés, chacun auraient sa quote. Comment briller en société d’une manière différente ? Une nouvelle façon d’élever la culture au rang de diapason. Les orpailleurs nouvelle génération entrent en action. 

Pour tout l’or des mots, jamais je ne vendrai mon dico ! Livre de chevet de nos grands-parents, bouillon de culture étonnant, il est toujours aussi présent. 

Le 19 mai prochain, enfin, nos précieux musées ré-ouvriront. Les mots de l’exposition temporaire « Epidémie tu nous ennuies » disparaîtront : pandémie, masque, gel hydroalcoolique, distanciation, couvre-feu, fermeture, confinement, réanimation… Tous ne seront que de mauvais souvenirs à bannir. Décrochage imminent !

Les mots sont pleins de vie et encore gratuits, alors, sachons en profiter et n’hésitons plus à les exposer aux esgourdes de tous. (article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/Borislav Marinic)