6. sept., 2019

"Croquer la pomme", vous connaissez ? Croquer dans le mille-feuille, cela paraît déjà moins évident et pourtant... tout le monde, à un moment ou un autre de sa vie a croqué dans le mille-feuille. Certains l’ont aimé, d’autres ont préféré le laisser sur le bas-côté avec pour seule étiquette celle de « nourriture indigeste ».  

Quand le livre devient gourmandise, il est LA gourmandise par excellence : pas de prise de poids, pas de date de péremption, aucune recette identique, on peut la consommer à toute heure du jour et de la nuit et une fois consommée, il est la seule gourmandise qui peut être re-consommée sans avoir besoin de repasser en caisse. Qui dit mieux ?

Les mille-feuilles littéraires ne sont jamais les mêmes. Ils offrent chacun une saveur bien particulière, un message à délivrer, un massage de l’esprit à partager.

Le péché de gourmandise prend une nouvelle forme et devient péché de gourmandise littéraire. Lire quantité de livres, est-ce un péché ? Est-ce tromper son amour ? Être en admiration devant quelques pages, est-ce s’autoriser à regarder ailleurs ? Quand quelques pages nous donnent envie de voyages, est-ce se détourner de son intérieur ? Peut-on s’empêcher de pécher ? Doit-on s’empêcher de pécher si ce péché nous permet d’exulter ?

Comme on peut s’oublier à contempler la vitrine d’une pâtisserie, on peut laisser le temps se suspendre pour admirer les mille-feuilles de son salon. Regarder, ne pas toucher, juste déchiffrer les titres un à un et voir l’effet que ça nous fait.

Sacrés mille-feuilles ! Au fur et à mesure que vous en « consommez », votre palais s’affine pour devenir le palais des merveilles, le palais des nuits de veille. 

Que vous décidiez de croquer dans la pomme ou de croquer dans le mille-feuille, une chose est sûre, le plus important restera de croquer… dans votre vie !

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/Roman Stetsyk)

1. juil., 2019

Qu'il soit midi ou minuit, nous avons tous un horaire de prédilection pour la lecture.

Les cas d'insomnie sont courants, surtout pour nous les femmes. Alors, plutôt que d'observer amoureusement le plafond à 3h00 du matin, autant bouquiner quelques pages, le temps de repartir vers les nuages. Ces minutes, personne ne pourra nous les voler.

Evitons de mettre un livre entre les mains d'un homme après 21h00 car sa lecture sera de courte durée. Les hommes ont cette faculté innée de pouvoir éviter tout somnifère, il leur suffit de trois petites phrases pour rejoindre leur phase paradoxale.

Le lecteur de minuit reste proche du lecteur de 5h00. Lire en toute tranquilité, même cinq petites minutes, dans le silence opaque d'un appart endormi est un plaisir à déguster en solitaire.

Le lecteur de 8h00 a cette faculté de faire abstraction des nombreux bruits de la ville qui s'éveille : métro, coups de klaxon, insultes disproportionnées, oiseaux tapageurs, bip des camions de livraison, voix d'enfants... Le lecteur de 8h00 sait préserver sa bulle de bonheur.

Le lecteur de midi préfère s'extraire totalement de la société, le temps d'une pause bien méritée. Il est des moments où il faut savoir arrêter de parler boulot, surtout quand on sait qui'l va forcément nous rattraper. 

Le lecteur de 16h00 s'auto-octroie un moment de détente, pour mieux repartir ensuite. Quand la vie en famille ne permet pas toujours de lire, le calme de son bureau peut faire l'affaire, sans trop d'abus.

Le lecteur de 20h00 prend des risques. Il ose ne pas regarder le journal télévisé du jour, ayant fini par comprendre que la majorité des sujets se ressemblent. Il aura ainsi la chance de pouvoir conserver son optimisme de la journée même en soirée.

Finalement, il n'y a pas d'heure pour lire mais il est l'heure pour moi de me relire ! 

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/olgamilagros)

18. juin, 2019

Ah... le numérique ! On voudrait s'en passer mais il semble que l'on ne pourra pas y échapper, alors autant en voir les bons côtés. Pour celles qui "souffrent", comme moi, d'une "bouli-livres" aigüe, le numérique va peut-être nous sauver.

Partir en vacances sans livres ? Un non-sens. La vraie question chaque été est : combien de livres s'autoriser à emporter ? Les livres pèsent leur poids, le poids de leurs vitamines cérébrales. Nous sommes prêtes à porter, à soulever, à suer pour une valise bonus remplie de livres. Enfin nous, on remplit... c'est l'homme qui porte. Il ne s'agit pas de lire tous ces livres mais au moins d'avoir le choix ! Nos hommes en sont ravis comme chaque été, ils pensent ne plus nous suffire, ne plus nous satisfaire, ils blémissent et parfois même nous maudissent : "Mais tu ne vas jamais lire tout ça ! Prends-en un ou deux ça ira." Nous réalisons à ce moment-là que nous avons dû perdre en niveau d'audition, car nous remplissons. Les livres resteront nos compagnons et c'est bien le seul domaine où nous puissions nous vanter d'être polygames, sans inquiéter. 

Mesdames, il est grand temps de demander à votre chéri de vous offrir une tablette numérique ! Un achat utile qu'il ne pourra pas vous refuser car il en va de son état de nervosité chaque été. Il ne sera pas même nécessaire d'attendre le jour de votre anniversaire, il va craquer !

Chargez votre tablette avec autant de livres que vous avez d'envies. N'oubliez pas les nombreux classiques passés dans le domaine public et donc gratuits, de quoi se refaire une culture. Les livres pèsent leur poids, la tablette ne pèsera que son poids.

Nous aimons toutes tourner de belles pages alors, pour ne pas contredire votre chéri, placez en douce dans votre valise, bien au chaud sous les habits, un ou deux livres papier, histoire de ne pas se raconter d'histoires.

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/alphaspirit) 

11. mars, 2019

Vous souhaitez obtenir votre carte "Frequent Flyer" sans même voyager ? Une solution existe : accrocher une belle carte du monde sur le mur de votre chambre ou de votre salon et y épingler vos voyages littéraires !

Même un enfant de 10 ans peut s'amuser à s'offrir un tour du monde délirant grâce à ses lectures. Vous êtes à égalité, le rallye littéraire en famille ou en amoureux peut commencer : pour chaque ville lue, une épingle à placer. Vous pourrez trouver des épingles originales afin de différencier la carte de chacun.

Pour rejoindre l'Australie, essayez un recueil de nouvelles folles de Kenneth Cook comme "L'ivresse du kangourou" que vous trouverez dans le menu "nouvelles" de ce blog.

Pour un petit tour à Venise, précipitez-vous sur le superbe et tout petit livre "Venise est un poisson" de Tiziano Scarpa, une merveille d'originalités et d'informations détonnantes. Je compte bien le relire.

Pour une incursion en Afrique, au Botswana, essayez les enquêtes féminines de Mma Ramotswe de McCall Smith.

Jetez un oeil à la rubrique "Voyager" de ce blog pour retrouver certaines de ces idées. Tous les livres appellent au voyage, ne vous en privez pas.

(article rédigé par CatCo - crédit photo 123RF/timyee)

 

16. déc., 2018

A Paris, il est une librairie que j'apprécie particulièrement, dans le quartier du Marais, rue Pavée, son nom : la Mouette Rieuse. Son décor de pierre, lumineux, ses rayons de pages sur plusieurs étages, son café en fond de librairie pour un verre ou un repas axé diététique, vous y êtes cernés par les livres. 

Il y a peu, près des caisses, quelle surprise que de voir un bac proposer des livres surprises ! Superbe idée : un choix de livres de poche emballés de papier kraft, des mots-clés pour vous mettre sur la piste et... à vous de parier !

Dans nos vies si contrôlées de tous les côtés, laissons un peu de place au hasard car il fait du bien. Laissons-nous porter par d'autres goûts, d'autres univers auxquels nous n'aurions peut-être jamais prêté attention. Le léger risque de déception sera largement compensé par l'excitation de l'ouverture... sensation très proche de celles proposées par la vie amoureuse. Si toutefois il y avait "tromperie" sur la marchandise, à vous de faire revivre le concept en emballant à nouveau votre bouquin pour l'offrir à votre tour. (article rédigé par CatCo - crédit photo CatCo).